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prenez un fauteuil et faites comme chez vous

Ô toi ..

 » Ô toi, qui veux sonder les arcanes de la nature, si tu n’es pas capable de trouver à l’intérieur de toi-même ce que tu cherches, tu ne pourras pas le trouver dehors. Si tu ignores les merveilles de ta maison, comment espères-tu trouver d’autres merveilles ? En toi se trouve caché le trésor des dieux. Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux « .
Inscription de l’oracle de Delphes, dans le temple d’Apollon, Grèce antique, VII siècle a.c.

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La solitude — La tentation d’écrire

La solitude…est pareille à la faim; elle ne se trouve pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de soi. Eiji Yoshikawa

via La solitude — La tentation d’écrire

La religion demeure une imposture morale, intellectuelle et politique

Les hommes ont-ils besoin des religions ? Alors que le religieux s’impose dans les débats politiques, le philosophe Yvon Quiniou dénonce une imposture. Tout en respectant la foi des croyants, son livre Critique de la religion* s’attaque aux structures religieuses, dans l’esprit de la philosophie des Lumières et de grands penseurs du XIXe siècle. Pour Yvon Quiniou, les hommes doivent inventer les règles d’une vie collective apaisée à partir de leur raison commune.

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Alors que Freud, Nietzsche, Spinoza ou Hume en ont déjà fait le procès, pourquoi établir une critique de la religion aujourd’hui ?
Cette critique est liée au retour politique du religieux. Notamment quand il fait pression sur les institutions républicaines, à la manière de la Manif’ pour tous ; quand, en Europe de l’Est, une religion rétrograde essaie d’influencer la Constitution : ou quand, avec le Traité constitutionnel européen, les religions ont le droit d’intervenir dans la définition des lois. Par ailleurs, je m’inquiète de la montée de l’islamisme radical. Dans l’esprit de la philosophie des Lumières et des grands penseurs du XIXe siècle comme Feuerbach, Marx, Nietzsche et Freud, je tiens à montrer à quel point la religion demeure une imposture morale, intellectuelle et politique. Un imposteur prétend apporter ce qu’il n’apporte pas ou prétend être ce qu’il n’est pas. Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances.
Votre livre est-il un éloge de l’athéisme ?
Je distingue deux formes d’athéisme. L’athéisme dogmatique consiste à dire qu’il n’y a pas de Dieu. C’est celui de Marx ou du philosophe Marcel Conche. Ce dernier dit qu’un tel athéisme ne peut pas se démontrer, car il se prononce sur la totalité du réel. Mon athéisme est privatif. Je me passe de Dieu dans ma vie et analyse les religions comme un phénomène humain. Je m’inspire de la formule de Feuerbach : « Ce n’est pas la religion qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la religion. » Ce sont les structures religieuses que je remets en cause. Pas l’élément subjectif de la croyance.
Comment distinguez-vous foi et religion ?
La foi est une prise de position sur l’origine du monde, sur sa finalité, sur l’hypothèse d’un Dieu créateur. Je suis sensible à ces questions métaphysiques. Mais ma conscience est tirée de la philosophie de Kant, selon laquelle on ne peut pas répondre à ces questions sur le plan du savoir. Je mets donc les réponses possibles entre parenthèses et j’autorise quiconque à avoir une position de croyant ou d’athée.
Ne pensez-vous pas que la religion puisse relier les hommes ?
Si l’on prend le mot latin religare (relier), les religions sont censées unir les hommes. Or, il n’y a pas une, mais des religions. Si elles unissent généralement les fidèles d’une même religion, elles se divisent parfois en interne, mais surtout entre elles. Au Moyen-Orient, des guerres déterminées par un contexte géopolitique et économique deviennent des guerres proprement interreligieuses ou intra-religieuses. La religion n’est pas ce facteur de paix qu’elle prétend être. Nietzsche considère que la religion chrétienne est hostile à la vie. Au nom d’un monde idéal, elle dévalorise la vie terrestre. Pour Marx, la religion se nourrit non seulement de la détresse sociale, mais elle contribue à l’alimenter.
En affirmant que les religions vont à l’encontre de la vie, vous vous opposez au vocabulaire désignant souvent les mouvements religieux « antiavortement » comme Pro-Life.
Les religions font de la vie une valeur sacrée, car créée par Dieu. D’où leur refus de l’avortement. Quand je parle des religions comme puissances antivie, c’est au niveau des mœurs. Le refus de la contraception s’explique parce qu’elles ne veulent pas faire du plaisir sexuel une valeur intrinsèque. Il est toujours justifié par une possibilité de procréation. Les religions n’ont cessé de mutiler la vie concrète des êtres humains. Nietzsche affirmait que la morale religieuse était antinature et avait inventé des « évènements spirituels et imaginaires », appelés péchés.
Cette volonté de contrôler les mœurs n’est pas spécifique aux religions. Les régimes communistes, pourtant athées, étaient hostiles à l’avortement et tenaient l’homosexualité pour une abomination…
Je pars du principe que le marxisme des pays de l’Est est un véritable contresens. On peut faire des analogies entre les défauts des religions instaurées et le stalinisme lui-même. Ce dernier valorisait l’importance de la famille et instaurait un conformisme moral hallucinant, tout en condamnant l’homosexualité, de la même manière que les trois religions monothéistes.
Quand vous établissez un bilan négatif des religions, vous visez particulièrement les trois religions monothéistes. Y a-t-il une hiérarchie dans votre critique ?
Même si cela peut choquer, il s’agit de hiérarchiser des religions selon leur proximité doctrinale avec les valeurs universelles de la raison humaine. Kant dévalorisait la religion judaïque comme étant celle d’un peuple élu. Il mettait en avant le christianisme comme religion universaliste. Par ailleurs, l’hindouisme et le bouddhisme ne sont pas des religions au même sens que les trois monothéismes. La dimension d’Église et de conformisme idéologique y est moindre. Ces mouvements sont peut-être davantage spirituels que religieux. Leur fonds doctrinal est plus difficile à critiquer intellectuellement, moralement ou politiquement. Il faut cependant rester méfiants : ces religions sont aussi concernées par des mouvements de fanatisme et d’intolérance. Dans l’histoire, les religions ont parfois pris des orientations politiques progressistes, comme la Théologie de la libération. Mais généralement, les religions ont été du côté du pouvoir dominant. Dans les régimes fascistes du XXe siècle – l’Italie de Mussolini, l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et le Chili de Pinochet –, le catholicisme était omniprésent.
En plaçant leur foi dans une religion établie, est-ce que les croyants s’auto-manipulent ?
Un catholique est né dans un univers catholique. Si on est musulman, on est né dans un univers musulman… Montaigne d’emblée avait signalé cette relativité. En dehors de l’acte minimal de croire, tout le reste de la doctrine dépend d’une religion particulière. Un croyant authentique devrait se réserver à une foi en un Dieu transcendant, puis soumettre la doctrine à un examen critique et philosophique. Éventuellement, renoncer à des pans de sa doctrine incompatibles avec la science contemporaine. Le pape Jean-Paul II n’a reconnu la validité de la théorie de l’évolution selon Darwin qu’en 1996 ! La Création et le péché originel ne peuvent plus avoir leur place dans une théorie scientifique et matérialiste de l’évolution. On peut toujours croire que cette Nature vient de Dieu, qui lie tout ce processus évolutif. Mais c’est à la foi de s’accorder aux sciences. Pas aux sciences de s’accorder avec une foi.
Pourtant, les religions ne se sont pas toujours opposées à la science. Il suffit de regarder l’âge d’or islamique, du VIIIe au XIIIe siècle.
La civilisation musulmane a vu fleurir les sciences : les mathématiques, l’astronomie et l’étude de la nature inanimée. Mais s’agissant du vivant, il y avait un blocage. Car l’étude du vivant risquait de modifier notre idée de l’homme. En tant qu’enseignant, j’ai eu des étudiants musulmans qui, pendant trois mois, refusaient d’admettre que l’Homme était d’origine animale, car le Coran disait l’inverse.
Que dire du rôle majeur des religions dans l’art et la culture ?
Il est incontestable. Parce qu’elles sont irrationnelles et cachent une part de mystère, les religions nourrissent la créativité artistique. Bien plus que ce qu’on a appelé le « réalisme stalinien ». C’est prégnant dans l’architecture, la musique, la poésie… Je pense notamment au poète catholique Patrice de La Tour du Pin (1911-1975). Dans l’art, une spiritualité s’exprime. Hors du cadre artistique, je récuse le concept de spiritualité laïque qu’André Comte-Sponville met en avant. Je préfère dire que l’homme a une intelligence, se pose des questions métaphysiques et possède une conscience morale.
Vous n’envisagez donc pas une spiritualité horizontale à la place d’une religion transcendante et verticale ?
Nietzsche affirmait que « le pur esprit est pure sottise ». Qui dit spiritualité dit esprit. Des scientifiques renoncent aujourd’hui à ce concept. On peut dire qu’ « esprit » n’est qu’un mot désignant des processus biologiques, psychologiques, etc. Parler de spiritualité, c’est une manière d’interpréter ce qui se passe en nous à l’aide d’une origine religieuse. Je crois plutôt à une intelligence rationnelle commune à tous les hommes. Le lien social horizontal n’a pas besoin de spiritualité. Il a surtout besoin d’une dimension morale qui organise le vivre-ensemble à la lumière de la raison.
(*) Critique de la religion : Une imposture morale, intellectuelle et politique, Yvon Quiniou (Éditions La ville brûle, 2014).
Propos recueillis par Matthieu Stricot
Source : Le Monde des Religions du 03 Août 20°15

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Ne mendiez pas l’attention des autres, et encore moins leur amour

Ne mendiez pas l’amour de quelqu’un qui n’a pas de temps à vous consacrer, ou de quelqu’un qui ne pense qu’à lui. Ne le faites jamais.

Quelqu’un qui, via son indifférence, vous donne l’impression que vous êtes invisible et insignifiant, ne vous mérite pas.

En revanche, quelqu’un qui vous accorde de l’attention et aux côtés de qui vous vous sentez important et présent vous mérite.

L’amour doit être démontré, mais jamais mendié. Si vous en arrivez à mendier de l’amour, vous illustrez alors de la plus claire des façons l’injustice émotionnelle, le déséquilibre du sentiment qui cimente une relation.

Quelqu’un qui agit plus que ce qu’il ne parle vous mérite.

En revanche, quelqu’un qui s’intéresse à vous uniquement lorsqu’il a besoin de vous ne vous mérite pas ; tournez-vous alors plutôt vers quelqu’un qui passe du temps avec vous quand vous en avez besoin, et pas seulement quand votre présence à ses côtés est dans son intérêt, vers quelqu’un qui s’intéresse à vous sans rien attendre en retour et qui vous accorde une place importante dans sa vie.

On dit que le manque de temps n’existe pas, contrairement au manque d’intérêt. En effet, quand les gens aiment vraiment, l’aube devient le jour, le mardi devient le samedi et un moment devient une opportunité.

On dit aussi que plus on attend des autres, plus on est déçu et plus on souffre. Ainsi, on doit revoir nos attentes et nous dire qu’on ne doit rien attendre de personne, mais tout de nous-même.

Consacrez du temps aux gens qui le méritent et qui vous font vous sentir bien. Ne mendiez pas l’attention, l’amitié ni l’amour de personne. Quiconque vous aime vous le démontrera tôt ou tard.

Si vous vivez dans une situation d’injustice émotionnelle aussi alarmante, n’oubliez pas :

N’appelez pas ceux qui ne vous appellent pas et que ni répondent pas à vos appels. Ne cherchez pas à passer du temps avec quelqu’un à qui vous ne manquez pas, et inversement, si quelqu’un ne cherche pas à passer du temps avec vous, il ne doit pas vous manquer.

N’attendez pas quelqu’un qui ne vous attend pas, valorisez-vous et arrêtez de mendier et de quémander de l’amour.

En effet, comme nous l’avons dit précédemment, l’amour doit être démontré et ressenti, mais jamais imploré. Votre tendresse doit être réservée à ceux qui vous aiment et qui vous comprennent sans vous juger.

Et surtout, n’oubliez pas la valeur de votre sourire devant le miroir, aimez-vous et valorisez-vous pour tout ce que vous êtes, et pas pour ce que quelqu’un qui ne vous mérite pas vous fait comprendre.

Aimez-vous, et rendez-vous compte que le fait que quelqu’un vous néglige ne veut pas dire que vous ne deviez pas faire l’impossible pour vous entourer de personnes qui apprécient votre présence dans leur vie.

En savoir plus sur http://nospensees.fr/

Basel Tattoo 2016

Le Basel Tattoo qui n’est pas un n-ième salon du tatouage, est un festival de fanfare militaire international. Le mot Tattoo signifiant « retraite aux flambeaux ».

A première vue ça peut paraître militaire, carré, pas franchement joyeux. Eh bien détrompez-vous ! Hier soir j’étais à Bâle pour le 2ème plus grand festival de Tattoo (après celui d’Edimbourg) et ça bouge !

Le Basel Tattoo a été initié en 2006 par le Top Secret Drum Corps de Bâle qui avait assisté un an auparavant à l’ Edinburgh Military Tattoo.

Et maintenant, place aux vidéos.

 

Psychanalyse jungienne

« Le chemin de guérison n’est pas toujours facile.
Il faut du courage pour s’affronter et sortir ce qui est enfoui en nous, et parfois ça fait même très mal ! Mais c’est le seul chemin pour s’en libérer, juste accepter et se donner du temps. Arrive un jour, où tout s’éclaircit et devient léger, et un sentiment d’immense paix intérieure vient remplir ce qui nous a si longtemps torturé et déchiré.
Donner du temps au temps, le chemin de guérison demande du temps pour cicatriser, mais c’est le seul et unique chemin pour se reconstruire et soigner ses blessures.
Celui qui se fuit ne pourra jamais se guérir, la guérison demande courage et volonté et surtout authenticité envers soi-même.
Un coeur blessé se soigne, une âme en peine retrouve sa paix, ce n’est qu’une question de temps à celui qui ose se mettre face à lui-même. »

Christine Gonzalez ,
Art : Patrice Murciano

La clinique

cajun

Le soleil se couche dans mon angle de vue. Le ciel est bien rouge orangé, on dirait qu’il va faire beau demain.

Et moi suis là, sur ce lit d’hôpital à attendre que le temps passe. Je ne me sens pas malade ni même triste. Mais angoissée, ça oui.

Alors j’écoute de la musique cajun. C’est rythmé et entraînant. On a juste envie de se mettre debout et taper du pied.

Donc, je crois que mes prochaines vacances je vais les passer à Saulieu en Bourgogne pour le festival de musique cajun.

Du coup je ne pense plus à demain et à l’examen.

D’ailleurs cet examen, on m’avait dit qu’il aurait lieu aujourd’hui, et puis non…en fait ce sera demain et même pas le matin pour pouvoir rentrer l’après-midi, non, ce sera à 13h! Et comme il y a une anesthésie, je ne vais pas pouvoir rentrer. ZUT !

Bon, je retourne à ma musique 🎶

Mon cœur

Mon cœur est malade. Non pas mon copain (qui n’est plus mon cœur..) mais mon cœur physique.

Aujourd’hui j’ai rendez-vous avec l’anesthésiste et mercredi on va me faire une coronarographie.

J’ai une peur panique des piqûres et pourtant je dois laisser faire, je dois permettre qu’on insère une caméra dans mon artère afin de voir si mon artère coronaire commence à être bouchée et à quel endroit.

Je suis complètement terrorisée et même si mes fils me soutiennent et m’accompagnent, il n’en reste pas moins qu’au final, je suis seule face à ça.

Je ne voulais pas en parler à Daniel, je trouvais que c’était trop intime et que pour lui, dans sa tête nous ne sommes pas un couple. Pour lui, nous ne l’avons jamais été même si nous vivions ensemble. Il n’a jamais parlé de moi comme de sa compagne mais comme de sa « p’tite dame »…comme le boucher… Alors partager mes soucis de santé avec lui…

C’est donc en plein milieu de notre séparation que je dois affronter mon cœur défaillant.

Ce week-end nous l’avons passé ensemble et c’était plutôt agréable. Pas d’appels intempestifs de ses copines (d’ailleurs je me suis souvent demandée si elles savaient qu’elles étaient plusieurs). Et j’ai fini par lui dire pour mon petit cœur malade.

Il a été très gentil, très doux et il a même dormi avec moi. Histoire de me tenir pour me rassurer, pour que je fasse enfin une nuit complète ce qui n’était plus arrivé depuis bien 2 mois. Et je me suis dit que tout ça ne pouvait pas être sincère. Après m’avoir fait souffrir comme il l’a fait… C’est de la pitié? Non qu’il me répond. Je lui ai dit qu’il n’avait pas besoin de s’investir, que mes fils s’occupent bien de moi, qu’ils se relaient pour m’accompagner aux consultations. Bien sûr, il m’a assuré qu’il serait là si je voulais qu’il prenne congé pour me tenir la main à l’hôpital mais je ne veux pas. Il ne figure pas sur la liste des personnes à prévenir ou à consulter en cas d’urgence.

Mais dans toute cette histoire, le moment le plus difficile, le moment où j’ai craqué c’est quand il a fallut rédiger les directives anticipées. C’est un instant où on se retrouve seul face à soi-même, face à son désir de vie. J’ai fait une espèce de mini-bilan, me suis posée la question de savoir si ça valait la peine de continuer… C’est affreux mais je n’ai pas sût quoi écrire. Je sais que c’est dut à ma situation actuelle et que la même question dans deux mois obtiendrait une réponse. Mais pour l’heure tout est flou, emmêlé, rien n’est clair.

Dégoûtée

Daniel me raconte comment tous les lecteurs du blog que je tiens pour lui on été attentionnés et lui ont téléphoné suite au billet que j’ai publié leur expliquant notre séparation.

Il a eu des appels et des messages de soutien de la part d’un certain nombre d’entre eux. Il y en a même qui lui ont proposé des appartements à louer… Jusqu’où va la solidarité des routiers !

Et pour moi? pas un mot, rien, nada.

Blessée, vexée, humiliée (encore), moi qui ai crée ce site pour les routiers, qui fait tout le boulot, je n’ai pas eu le moindre petit message.

Ils ont sans doute oublié, nombrilistes qu’ils sont, que dans un couple, par définition, on est deux. Que lorsqu’on se sépare ça ne se passe pas sans heurts ni pleurs.

Et surtout, lui, il va se consoler dans les lits de ses « plans culs » comme il les appelle.

Et se plaindre de mes cris, comment je le traite mal et touti quanti.

Mais je suis mal ! je suis blessée ! Et je réagis comme un animal quand il est blessé : je deviens agressive. Je ne sais pas comment soulager ma peine ! Je ne sais pas comment stopper mes larmes.

Assise dans ma cuisine devant cet écran à écrire ses mots qui sont en moi, ça me fait du bien… un temps… et puis…

Etre ami avec son ex… un truc de psychopate?

http://www.mensquare.com/author/laredaction

Être ami avec son ex, ça vous semble normal ? Attention. Une étude estime que le fait de rester ami avec ses exs montre une personnalité plus « sombre », avec des tendances au narcissisme ou à la psychopathie. 

Quand on aborde le sujet de l’amitié avec un(e) ex, il y a bien souvent deux écoles. Ceux qui crient au scandale, jurant que « grand dieu, jamais » on ne les y prendra, et les autres. Ceux qui avouent ne pas voir le problème, et ne comprennent pas en quoi la démarche peut choquer. A ceux-ci, un mot : vous êtes peut-être un psychopathe à tendance narcissique. Une étude datant de février 2016 et menée à l’Université d’Oakland par Justin Mogilski et Lisa Welling sur 860 personnes s’est en effet penchée sur cette épineuse question : pourquoi rester ami avec son ex ?

Pour répondre, les chercheurs ont d’abord demandé à un premier groupe de lister les raisons qui les poussaient à rester ami avec leur ex. 7 grandes raisons ont été mises en lumière, parmi lesquelles la valeur sentimentale de la personne à nos yeux, l’aspect pratique, ou encore pour une raison sexuelle. Un second groupe a ensuite du noter le degré d’importance de ces raisons. En parallèle, des tests de personnalités ont été menés sur les cobayes.

Si il a été démontré que la plupart des gens restent avec leur ex parce qu’il la considère comme une personne importante, pour d’autres, qui restent ami pour des raisons « pratiques ou sexuelles« , ce besoin de rester proche avec un ex montre une personnalité « sombre », dont les traits de caractère peuvent être le narcissisme, l’impulsivité, le manque de remord ou encore la brutalité. Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, « le propre du narcissique est de détester l’échec. Ces derniers agiront donc de manière à maintenir autant que possible une connexion, même si elle ne leur apporte plus rien, surtout s’ils n’ont pas été à l’origine de la rupture« .

Pour d’autres, le fait de vouloir rester proche d’une ancienne relation montre un besoin de contrôle : « Ils détiennent des informations concernant leur vulnérabilité et leurs faiblesses qu’ils vont pouvoir exploiter et manipuler, ce qui leur donne un sentiment de puissance et de contrôle« .

Séparation – bis

Je me dis qu’une séparation quelle qu’elle soit n’est jamais aussi aisée qu’on aimerait qu’elle le fut.

Même s’il n’y a pas d’animosité, même s’il n’y a pas de colère, il y a quand même ce sentiment de n’avoir pas été à la hauteur.

De n’avoir pas été aussi compréhensive qu’on aurait dû, ou pas assez généreuse ou pas assez à l’écoute, ou..ou..ou..

Et puis ce moment d’autoflagellation passé on examine les choses sous un autre angle:  lui. Qu’est-ce qu’il a fait pour que je me sente bien avec lui?

– Avoir suffisamment comptée pour lui au point que les autres n’existent plus?

– Passer ses week-end avec moi ?

– Penser à mon anniversaire ?

– Faire preuve de compassion quand il m’arrive malheur ?

– Reconnaître mes capacités à utiliser internet face à la gent féminine ?

– Ne pas s’approprier mes idées pour le modélisme ?

– Ne  pas parler de moi comme de la « p’tite dame » mais comme de sa compagne ?

Non, tout ça, il ne l’a pas fait mais c’est un moindre mal. En fait il n’a pas fait l’effort de s’adapter à moi mais a continué sur sa lancée. Faire comme si il était célibataire tout en profitant de ne pas être tout seul, d’avoir quelqu’un sur qui s’appuyer, sur l’épaule de qui on pose sa tête le soir, chez qui on peut vider son amertume après une journée de boulot bien merdique, avoir quelqu’un qui écoute sans juger.

Et moi, pauvre tarte, j’ai laissé faire. J’ai laissé s’installer ce comportement, cette façon d’être avec moi.

Aujourd’hui, je n’ai plus d’ami, je n’ai pas de copine mais tout ce que je veux, c’est me retrouver enfin toute seule et ne plus recevoir de mensonge en réponse à mon inquiétude quand il rentre plus tard que prévu.

Reprendre le cour de ma vie d’avant lui, faire les choses que j’aime moi!

drink tea

 

Il meurt lentement celui…

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements, ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions,
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap, lorsqu’il est malheureux, au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

-Pablo Neruda-

Ces 9 aliments antistress te remontent le moral et chassent ta mauvaise humeur

CoolChiZine

Tu t’es encore levé du pied gauche ce matin, tu as un gros coup de blues? Pour retrouver ton optimisme et ta cool attitude, CoolChizine te conseille d’incorporer ces aliments à ta diète pour mettre du bonheur dans ton assiette et chasser définitivement les nuages gris de ta tête.

  1. Le safran1280px-saffron-img_6634-2

Tout en sublimant tes plats favoris, le safran est un antidépresseur naturel qui permet de stimuler les récepteurs de la sérotonine, un neuromédiateur essentiel à la régulation de l’humeur et du sommeil. Il agit de la même manière que la fluoxetine (Prozac) et l’imipramine (Tofranil). Ses effets sont également comparables à ceux de la paroxétine (la molécule du Deroxat). Et cela sans effets secondaires !

  1. Le saumonfood-712665_960_720

Le saumon, comme les autres poissons gras, est riche en oméga 3, des acides gras essentiels qui jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau et dans la régulation de l’humeur…

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Séparation

Toute séparation est difficile. Aujourd’hui j’en vis une de plus. Daniel et moi nous séparons. Six ans que nous sommes ensemble et que nous nous disputons. Aujourd’hui, de guerre lasse j’ai dit stop ! Je ne veux plus continuer. J’ai donné, j’ai espéré mais là, l’espoir est parti, la confiance n’est plus depuis longtemps et mon cœur saigne.

Je voulais juste qu’on soit heureux, qu’on vive vieux ensemble mais ça n’arrivera pas. Une autre a déjà pris ma place.

Nous sommes dimanche, nous sommes le 1er mai et ce n’est pas le premier week-end que je passe toute seule. Alors, je vais emballer mon cœur tout meurtris, le mettre au chaud dans ma poitrine et reconsidérer ma vie en solitaire.

Cette fois-ci l’espoir est bien mort et je n’attends plus rien.

Le juicing

Alors voilà, j’ai craqué ! Il y a longtemps que je me tâtais pour investir dans une bonne centrifugeuse et je l’ai fait! Il y a 2 semaines j’ai reçu mon extracteur de jus. Un nom un peu agressif pour faire des boissons douces et fraîches. D’accord, ce n’est pas une centrifugeuse mais je trouve que c’est encore mieux!

On m’avait rétorqué quand j’ai présenté la bête à la famille : « oui, mais t’as beaucoup de pièces à nettoyer, il faut éplucher les fruits » etc et koiencore… J’m’en vais vous dire koi qu’il en est ! Il y a en tout et pour tout 5 pièces à nettoyer et ça se fait simplement sous l’eau chaude avec une éponge et la petite brosse fournie. C’est pas non plus la mer à boire (non c’est des jus….hihi). Et les deux récipients , l’un qui reçoit les jus, l’autre les déchets, je les mets au lave-vaisselle, c’est tout.
En ce qui concerne les fruits à éplucher, mon dieu, quelle corvée! Non, je plaisante, car quand je mange un kiwi, une orange, une banane ou un ananas, désolée, mais là, je les épluche aussi. Si vous, non, çà vous regarde!

Le seul soucis qui s’est ouvert à moi est la diversité des jus. Car une fois l’orange-pamplemousse, le kiwi-banane et le fraise-pomme-citron passés, que me reste-t-il? Des kilos de fruits qui attendent! Oui oui!  Je suis donc allée sur le net à la recherche de bonnes idées et là… la toile regorge d’idées! En particulier un site: monjuicing.com. Des recettes à tomber, une variété de jus incroyables. Ce matin j’ai fait un jus d’épinard-poire-kiwi-coco! C’était un régal ! Hier j’ai testé le patate douce-poire-vanille : surprenant et tout doux !

Et les pulpes de certains fruits sont même récupérables. Les pulpes de bananes ou de fraises je les mélange à des compotes de pommes ou à la pâtes de gâteaux.

En fait vous l’aurez compris: je suis comme un enfant avec un nouveau jouet. Et le temps que j’y passe alors? Est-ce que je me lève plus tôt pour faire les jus ? Que nenni ! Il me faut 10mn en gros pour avoir un bon jus, épluchage compris.

 

 

Plus vous êtes intelligent et indépendant, plus vous avez de mal à trouver l’amour

Avez-vous remarqué que l’amour était beaucoup plus simple lorsque nous étions un peu plus jeunes ?

Plus on vieillit, plus notre façon d’envisager nos relations amoureuses se complique. Il semble que l’on ait plus de choses à prendre en considération, des rapports plus complexes… Mais surtout,on a beaucoup plus de mal à tomber amoureux. Et il devient encore plus difficile se détacher du passé.

Lorsqu’on y réfléchit, c’est quand même fou : pourquoi n’est-ce pas l’inverse ? Après tout, en gagnant en maturité et en expérience, cela devrait au contraire devenir plus simple pour nous d’y voir plus clair dans nos relations amoureuses. Ce ne serait que l’ordre logique des choses : plus on a d’expérience dans une chose, plus on arrive à faire facilement cette chose. On fait des erreurs, on apprend et on avance.

Cela est vrai pour le vélo, la musique, les mathématiques, le travail… Mais pas pour l’amour.

Et la raison en est plutôt simple, finalement : l’amour est également, en partie, une décision. L’amour n’est pas une chose magique en soi : c’est nous, et nous seuls, qui le rendons magique. C’est parce que nous devenons nous-mêmes plus complexes, que nos relations deviennent de plus en plus compliquées.

Et plus nous devenons matures et intelligents, plus la magie du début disparaît. Derrière ce constat un peu dramatique, se cache une vérité profonde : les choses restent magiques, tant qu’on ne les comprend pas. C’est notre ignorance qui rend les choses magiques et surnaturels. Une fois que l’on connaît le tour de l’illusionniste, on ne s’émerveille plus de la disparition du foulard.

Et c’est exactement cela qui peut se passer pour nous, avec l’amour. Plus on comprend l’amour, plus on comprend le rôle que nous avons à jouer, plus il nous est difficile de trouver une relation satisfaisante.

Et pour autant, il y a des gens très intelligents qui n’ont aucun mal à trouver l’amour. Le problème doit donc être un peu plus complexe que cela — et il l’est.

Pour tomber amoureux, encore faut-il avoir besoin de tomber amoureux. Il faut vouloir un partenaire pour partager les aventures de la vie, accepter la vie à deux. Et il faut également, dans une certaine mesure, avoir envie de faire les concessions nécessaires pour pouvoir vivre à deux.

Voilà pourquoi, plus on devient indépendant et intelligent, plus il devient difficile de rencontrer l’amour.

L’indépendance, plus encore que l’intelligence, détruit nos relations.

Essayons d’y voir plus clair : pourquoi certaines personnes se séparent-elles, pourquoi certains couples vont mal, alors que tout semble aller pour le mieux et qu’il n’y a en apparence aucun problème ?

C’est, certainement, parce qu’au moins une de ces personnes a besoin d’indépendance. C’est ce qui arrive lorsque quelqu’un ne veut pas passer absolument tous les jours de sa vie en compagnie d’une autre personne

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Même si deux personnes s’aiment, il se peut qu’elles aient besoin de passer du temps sans l’autre, pour respirer un peu.

Quand deux personnes construisent une relation, elles sont contraintes d’abandonner un peu de leur indépendance pour laisser place à une relation d’amour et de tendresse. C’est une chose magnifique. Et pourtant, plus vous ressentez un féroce besoin d’indépendance, plus il est probable que vous vous sentiez étouffé, emprisonné, par l’amour.

Très souvent, on voit des gens se sentir étouffés par leur couple, quand leur partenaire se fait une idée différente d’eux vis-à-vis du niveau d’indépendance « accepté » au sein même de la relation.

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Quand une personne est sensiblement plus indépendante que l’autre sentimentalement et émotionnellement parlant, la relation ne peut que se détériorer au fil du temps. La personne la moins indépendante essaiera de s’agripper désespérément à l’autre au point de l’empêcher de respirer, alors que la personne la plus indépendante fera tout ce qui sera en son pouvoir pour se dégager de cette emprise, et obtenir de l’espace pour souffler un peu.

Autrement dit : une personne se sentira blessée, alors que l’autre se sentira oppressée.

La grande difficulté est de trouver une personne qui soit tout aussi indépendante, ou qui ait tout autant besoin de la proximité d’une autre personne, que vous. Et encore, malheureusement, cela ne garantit rien du tout : notre besoin d’affection et d’indépendance peut varier au fil du temps, et il n’existe aucune façon de prévoir ce dont vous aurez besoin dans le futur.

Avoir des besoins similaires de ce point de vue là rend les choses beaucoup plus faciles, et fait énormément pour la stabilité d’une relation. Pour autant, cela ne représente qu’une partie du problème…
Même en ayant les mêmes besoins au niveau de l’indépendance, cela ne sera pas suffisant. Votre intelligence risque de compliquer et de compromettre les choses.

C’est drôle, quand on y pense. On apprend à faire des calculs, des mathématiques. On apprend les sciences, la littérature. On nous a appris à faire plein de choses… Mais on ne nous a jamais appris à aimer.

Il n’y a pas de classes, pas de livres ni d’encyclopédie qui nous apprenne à aimer correctement. Personne ne nous explique rien. Nous devons nous lancer dans l’amour à l’aveuglette.

Et nous sommes assez bêtes pour penser que, parce que l’amour est une chose naturelle et instinctive, nous n’avons pas besoin d’apprendre comment aimer correctement.

Courir aussi est une chose naturelle, parler est une chose naturelle, penser est une chose naturelle. Pourtant, certains courent plus vite que d’autres, certains savent mieux parler que d’autres, certains réfléchissent mieux que d’autres.

Oui, l’amour est instinctif, être capable d’aimer est une capacité inscrite au plus profond de nous… Mais il y a très clairement de meilleures façons d’aimer que d’autres. Et nous avons beaucoup de choses à apprendre, à ce niveau-là.

Mais pour une raison qui échappe à notre entendement, il n’y a pas de cursus scolaire ou d’enseignement dédié à l’amour. Aimer est très certainement une des choses les plus importantes dans la vie d’un être humain, et pourtant nous n’apprenons pas aux enfants à bien le faire.

Alors, que se passe-t-il lorsqu’une personne intelligente se retrouve confrontée à l’amour ? Elle le questionne. Elle cherche à mieux le comprendre, l’explorer, l’éprouver par tous les moyens.

De la même façon que l’on peut se retrouver bloqué face à un problème de mathématique, être confronté à l’angoisse de la page blanche, ou que l’on s’arrache les cheveux pour tenter de comprendre l’incompréhensible… Si nous nous condamnons à essayer de comprendre l’amour, il est fort probable que cela finisse par nous rendre fous.

Parce que l’amour est centré sur nous-mêmes et sur nos émotions, il s’agit d’une des choses les plus difficiles à comprendre, et ce n’est pas facile pour une personne intelligente de le trouver et de le garder. Plus vous essayez de réfléchir à l’amour, plus vous vous torturerez et plus vous serez perplexe en essayant de comprendre la façon dont notre société se représente l’amour.

La dure vérité, c’est qu’il ne peut pas exister de théorie sur l’amour, ni de système pour le comprendre. L’amour n’est pas une chose magique en soi, et rien ne peut le définir. C’est nous qui le rendons magique, c’est nous qui le définissons.

source: espritsciencemetaphysiques.com

La journée de la lutte pour le droit des femmes

article de slate.fr par Nadia Daam

Chaque 8 mars, depuis 1975, nous célébrons la journée internationale des droits des femmes. Ou la journée internationale du droit des femmes. Ou la journée internationale de la femme. Ou la journée internationale des femmes.

Slate avait décrit ici les raisons pour lesquelles ce «foutoir syntaxique» n’a rien n’anodin. On racontait aussi ici que cette journée est «née d’une réunion antiféministe». Ce qui est, somme toute, assez savoureux quand on sait qu’en effet, aujourd’hui, et depuis quelques années, le 8 mars est devenu l’occasion pour les marques, les chaines de TV, les municipalités de réduire les femmes à de purs êtres ovariens que rien ne ravit plus qu’une épilation gratuite ou une reprise de «Femmes, je vous aime» de Julien Clerc par un obscur ex-gagnant de télécrochet.

Cette récupération commerciale, médiatique, politique et imbécile d’une journée pourtant censée faire avancer la cause des femmes, du moins dans les esprits, est triste à pleurer. Et elle n’a que trop duré. Cette année, j’aimerais tant que l’on n’ai pas droit à tout ce qui va suivre. Cette année, très précisement, on va avoir droit à tout cela, et peut-être pire encore. D’ailleurs, cela a déjà (très mal) commencé.

Non, je ne veux pas d’émission 100% femmes.

D’abord, parce que ça existe déjà, et qu’on sait ce que ça donne. Ca donne «Le Grand 8», sur D8, tous les jours à 11h15. Une émission qui a ceci de commun avec l’attraction du même nom qu’on en ressort en se demandant pourquoi on s’est infligé ça. Soit un plateau où des femmes (et des Louboutin) dissertent allègrement sur Malala Yousafzai, la recette du veau à la mimolette, la sécurité routière, le tout avec un vernis féministe qui s’écaille dès le premier hennissement de l’une ou l’autre des chroniqueuses. Le tout donnant aussi une bien triste image du concept de l’émission 100% femmes. Mais qu’attendre de plus de la part de chaînes qui construisent des émissions sur le seul critère de l’appareil génital de leurs chroniqueurs alors même qu’elles font semblant le reste de l’année, de ne pas voir que la plupart de leurs invités ont un pénis?

Ces émissions «spécial femmes» ne sont ni plus ni moins qu’un os à ronger

Alors que toute l’année, des collectifs dénoncent la trop grande invisibilité des femmes dans les médias, alors que le manque de parité sur les plateaux télé est régulièrement, et en vain dénoncé, alors que la situation est telle qu’un guide est (tout aussi vainement) publié pour recenser 317 femmes «compétentes et reconnues» dans leur domaine de prédilection, rien n’est réellement mis en oeuvre par les chaines pour donner davantage de place aux femmes dans leurs émissions TV. En revanche, le 8 mars, ces mêmes chaines pensent combler leurs graves lacunes en proposant un «Motus» ou seules des candidates s’affrontent, un «N’oubliez pas les paroles» avec un public exclusivement féminin ou encore un inévitable «Grand journal» 100% filles (qui rime avec «hihihi»).

Ces émissions «spécial femmes» ne sont ni plus ni moins qu’un os à ronger jeté à ceux et celles qui estiment, fort justement, que la télévision française discrimine les femmes, à la fois dans les sujets qu’elle traite, les invités choisis et l’absence cruelle de femmes aux manettes d’émissions diffusées en prime-time.

Pourquoi diffuser davantage de sport féminin, corriger un invité quand il tient des propos réactionnaires, faire un «C dans l’air» avec au moins deux femmes toute l’année, alors qu’on peut avoir un Taratata spécial femmes avec Nolwenn Leroy le 8 mars?

Pour résumer, quand la télévision française «fête les femmes»,  c’est, tout à la fois, une aberration, l’aveu implicite d’un réel manque de courage 364 jours par an, et toujours un affreux ratage.

Précisons néanmoins que certaines chaînes s’en sortent bien mieux que d’autre et affichent une sincérité non feinte. Ainsi Arte (qui est l’un de mes employeurs, dont je n’ai strictement pas l’obligation de dire du bien et dont le JT est présenté alternativement par deux femmes, et ce depuis de nombreuses années) a fait le choix plus audacieux de diffuser un documentaire sur la polygamie, un autre sur les footballeuses dans les Andes ou encore un éclairage féministe sur la question des menstruations. Mais il faut bien dire que sur Arte, les sujets de ce genre ne sont pas réservés au 8 mars.

Je ne veux pas non plus d’interview spéciales femmes

La presse écrite n’est évidemment pas en reste. A chaque 8 mars, cette dernière dégaine des rubriques spéciales femmes proposant, ô joie, astuces et bons plans pour fêter dignement cette journée, soit une initiation à la fabrication de boas ou des concours pour gagner un an de roses.

Pour le 8 mars, demander à Enora Malagré «quel est son secret de beauté»…

Parfois, la presse décide également de donner la parole aux femmes sur cette fameuse journée. Là, aussi, ne nous faisons point d’illusion; si les violences conjugales ou les inégalités de salaires sont succinctement évoqués, ces interviews sont plus généralement l’occasion de demander à une Enora Malagré «quel est son secret de beauté» ou «quelle maman elle aimerait être».

Si par bonheur, une femme s’est engagée publiquement contre les violences faites aux femmes en réalisant un clip sur le sujet et que l’initiative a été saluée par une ministre , on ne manquera pas de titrer «Inna Modja et Najat Vallaud Belkacem duo glamour pour la bonne cause».

Bien sûr aussi, il arrive que des hommes soient interviewés à cette occasion. Et comme on pouvait s’en douter, ces interviews sont surtout l’occasion d’égrener les tristement traditionnelles questions du type «la femme est-elle l’avenir de l’homme», «si vous étiez une femme pendant 24h, que feriez-vous» ou encore «Si vous étiez une femme, laquelle seriez-vous?» ce qui a permis au comique Oliver Benoist de répondre au magazine féminin Be «La mienne, pour savoir ce qu’elle a dans la tête quand elle voit le mot « soldes »».

Je ne veux pas de cours de zumba ni de leçon de strip-tease

Venons-en aux municipalités qui ne sont pas les dernières pour saloper cette journée. Fort heureusement, de nombreuses mairies profitent du 8 mars pour organiser conférences et colloques autour de la thématique des droits des femmes dans son ensemble et parfois de façon plus ciblée. Ainsi par exemple, la commission plénière égalité femmes-hommes de la ville de Strasbourg consacre un après-midi à la question «les femmes contre l’ obscurantisme». Mais c’est cette même ville qui organise une «zumba party» et une matinée «body combat».

Sidérante schizophrénie qui place sur le même terrain la lutte contre l’obscurantisme et le développement personnel par la zumba. Il est malheureusement très loin de s’agir d’une première. En 2013, la mairie de Nice organisait «une journée spéciale» sur le thème «la femme se libère». Une libération qui passait par une intense journée de cours de zumba, maquillage, yoga, atelier relooking pour s’achever en apothéose autour d’une soirée «cabaret».

Si la journée en question avait fait polémique, cela n’a visiblement pas suffit à dissuader d’autres municipalités de se lancer dans des entreprises similaires. Déjà, pour la prochaine journée des droits des femmes, Marseille a eu l’idée d’une soirée cabaret «avec plumes, strass et paillettes». On serait presque tenté d’y voire une pure provocation tant l’idée paraît saugrenue et à côté de la plaque.

Par ailleurs, il est utile de préciser que si les municipalités elles-mêmes s’embourbent dans la misogynie la plus bas du casque, il n’y a aucune raison pour que les associations aussi ne le fassent pas aussi. Sur le blog Plafond de verre, Olympe avait recensé le pire en matière d’affiches telles que celle de la Confédération Nationale des Artisans Pâtissiers de France qui avait dégainé pour l’occasion une affiche ornée d’un gâteau fluo et évoquant le moins subtilement du monde la forme d’un sein.

Tant qu’à faire, je me passerai totalement d’une épilation gratuite ou d’un lavage gratuit de ma voiture (en plus j’ai pas le permis)

C’est peut-être la récupération la plus cynique et la plus dégueulasse qui est à chaque fois brillamment épinglée par Sophie Gourion sur son blog Toutalego ou que l’on voit sur ce tumblr «WTF journée de la femme». Chaque année, les marques profitent de cette formidable aubaine pour vendre aux femmes une carte bleue spécialement conçue pour elles, une entrée au Stade Rennais (ou l’on appâte la cliente avec la photo d’un sex-toy canard censée la faire «vibrer»). Ou encore le magazine féminin Marie-Claire qui fait poser des hommes célèbres en talons aiguille accompagné du slogan supposément féministe «portez du rouge», accompagné surtout d’un partenariat avec le site Sarenza. Si l’on se fait peu d’illusions sur le caractère engagé et féministe des marques françaises, surfer sur un mouvement censé mettre sur le tapis les violences, les viols, l’inégalité salariale, pour tenter de vendre des chaussures et une caution féministe à des hommes en mal de notoriété, c’est en dessous de tout.

Quant au SMS envoyé chaque 7 mars par BodyMinute pour me proposer une zone d’épilation gratuite à l’occasion de cette journée des droits des femmes, elle me donne tout simplement envie de hurler.

Enfin, j’en ai rien à foutre de recevoir des roses ou qu’on me tienne la porte

C’est un fait. Le 8 mars, si vous êtes une femme, il y aura forcément un connard qui vous tiendra la porte ou vous offrira un café à la machine «parce que c’est la journée de la femme, profites-en! Hinhinhinhin»

Vous allez croiser dans les rues ou les transports en commun, des femmes portant fièrement une rose sous cellophane, voire trois roses, voire un bouquet de roses tout entier. La faute à cette idée largement répandue  que le 8 mars serait en réalité un succédané de la Saint-Valentin où l’on se devrait de tenir la porte à la dame, de payer l’addition, de lui offrir un menu complet au restaurant parce que «feeeeemmes, je vous aime». Une fois pour toutes, la journée du 8 mars est organisée par l’ONU, pas par Monceau Fleur ou le Bistro Romain.

Retour en début d’année

Nous sommes le 19 janvier et je dis STOP!

On arrête tout et on revient au 2 janvier.

Oui au 2, car, ma foi, elle commençait bien cette année. Nous étions entre amis, retrouvaille après 2 ans d’absence, repas au resto, soleil éclatant quoique hivernal. La vie reprend son cour, travail, train train. C’est parfois pesant bien qu’il y aie un côté rassurant.

Et nous voilà au 6 janvier. Une journée déjà chargée d’émotions car anniversaire du décès de mon père et puis une grosse dispute avec Daniel.

Le lendemain, je rumine, j’essaie de reprendre la main sur ma vie, de me remonter le moral tant bien que mal. J’ai un noeud à l’estomac, une boule, là, dans le ventre, papa dans ma tête qui me dit que ça va aller et puis tout s’écroule: flash info, Charlie Hebdo est au coeur du drame.

Je tombe à genoux, non, pas Tignous qui dessine aussi pour Marianne! Pas Wolinski que je trouve si délicieusement outrancier! Pas Charb! Pas eux! Eux qui n’hésitaient pas à mettre les pieds dans la plat! qui n’hésitaient pas à sauter à pied joint dans la flaque! Je suis consternée, je ne comprends pas comment? Pourquoi? Pour un coup de crayon? Pour une pensée différente? Pour ne pas se soumettre?

Je ne vais pas en rajouter, on a déjà tout dit dans les journaux, les télés. Avec cette impression pourtant que jamais rien ne sera dit, qu’il y a autant de Charlie qu’il y a de gens en démocratie.

Le 13, Daniel est victime d’un accident du travail. Une entreprise qui ne prend pas la peine de réparer son matériel défectueux, qui fait accomplir le travail de 3 personnes par une seule. Et l’accident arrive! Et personne pour s’occuper de lui. Il attend 3/4 d’heure et demande lui-même à ce qu’on appelle les secours. Scanner aux urgences, petite hémorragie cérébrale, œdème cérébral, point de suture à l’oreille. Arrêt de travail de 15 jours pour commencer. Le soir je fonce aux urgences où on m’apprend qu’ils vont le garder en observation pour la nuit. Je dors seule, j’angoisse. Et s’il s’endormait pour … non, vaut mieux pas y penser!

Mais il est là, je l’ai ramené à la maison. Et il va mieux.

Et aujourd’hui, le 19, j’apprends qu’un ami est atteint d’un cancer. Et je pleure. Pourquoi lui? Pourquoi, alors qu’il était enfin à la retraite?

C’est quoi cette année? Je veux qu’on arrête tout! Qu’on remonte le temps et qu’on reprenne le tout à zéro!

D’étranges défenseurs de la liberté de la presse

http://blog.mondediplo.net/2015-01-12-D-etranges-defenseurs-de-la-liberte-de-la-presse

D’étranges défenseurs de la liberté de la presse à la manifestation pour « Charlie Hebdo »

lundi 12 janvier 2015, par Alain Gresh

Ils furent des millions de personnes à travers la France à défiler, samedi 10 et dimanche 11 janvier, après l’attentat contre Charlie Hebdo. Ils exprimaient leur immense émotion devant tous ces morts, mais aussi leur attachement à la liberté de la presse. Or cette célébration a été ternie — c’est le moins que l’on puisse dire — par la présence, en tête du cortège parisien, dimanche, de responsables politiques du monde entier dont le rapport avec la liberté de la presse est pour le moins ambigu. Nous n’évoquerons pas ici le fait que ces dirigeants, notamment occidentaux, ont une responsabilité directe dans la guerre contre le terrorisme lancée depuis une vingtaine d’années et dont le résultat essentiel a signifié plus de terrorisme et plus de chaos pour le monde arabo-musulman.

Lire « “Guerre contre le terrorisme”, acte III », Le Monde diplomatique, octobre 2014.Nous n’en citerons que quelques-uns, parmi les plus emblématiques. Partons du communiqué de Reporters sans frontières (RSF) qui « s’indigne de la présence à la “marche républicaine” à Paris de dirigeants de pays dans lesquels les journalistes et les blogueurs sont systématiquement brimés, tels l’Egypte, la Russie, la Turquie, l’Algérie et les Emirats arabes unis. Au classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF, ces pays sont respectivement 159e, 148e, 154e, 121e et 118e sur 180 ».

En Egypte, en plus des trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira emprisonnés depuis plus d’un an, des dizaines d’autres restent en détention (Lire Warda Mohammed, « Egypte, guerre ouverte contre le journalisme », Orient XXI, 3 juillet 2014. J’ai reçu moi-même un message de quatre d’entre eux (dont Abdallah Fakhrani) attendant, depuis plus d’un an, dans les geôles du régime, un éventuel procès (sur leur cas, lire ici, en arabe). Ce même jour où le ministre des affaires étrangères égyptien défile place de la République, une cour condamne à trois ans de prison un Egyptien pour athéisme.

Le site de 20 minutes écrit : « Symbole de l’aberration, le communiqué du ministère des affaires étrangères du Maroc annonçant sa présence à la manifestation, mais précisant “au cas où des caricatures du Prophète — prière et salut sur Lui —, seraient représentées pendant cette marche, le ministre des affaires étrangères et de la coopération ou tout autre officiel marocain ne pourraient y participer”. »

Quant à la Turquie, elle a, ces derniers mois, intensifié la répression contre la presse [1]. Le président Recep Tayyip Erdogan a ainsi fustigé le bilan 2014 des violences contre les journalistes publié par Reporters sans frontières (RSF). A quoi l’organisation a répondu : « Reporters sans frontières tient à la disposition de M. Erdogan les précisions sur les 117 cas d’agressions et menaces de journalistes recensées cette année en Turquie, relève Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Faut-il rappeler que RSF est une organisation indépendante et impartiale, dont les conclusions s’appuient sur une méthodologie précise et des faits dont nous pouvons rendre compte ? (…) Les accusations contre RSF participent de la même hostilité contre le pluralisme que celle dont fait preuve le chef de l’Etat contre des journalistes turcs qui n’ont pas l’heur de lui plaire. »

Nous n’évoquerons pas ici les autres pays où la liberté de la presse est bafouée mais qui ne sont pas situés dans la zone couverte par ce blog. Un dernier mot concerne la venue de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, criminel de guerre « présumé », et de quelques-uns des ses ministre encore plus à l’extrême droite que lui, si c’est possible. Un texte publié dans Haaretz d’Ido Amin, ce 12 janvier (« In Israel, “Charlie Hebdo” would not have even had the right to exist »), faisait remarquer qu’un journal comme Charlie Hebdo ne pourrait pas exister en Israël. Et les journalistes palestiniens emprisonnés, sans parler de ceux qui ont été tués à Gaza par exemple, témoignent de la liberté de la presse « made in Israel ». Au demeurant, la présence de ces ministres est une insulte à toutes les valeurs dont prétendent se parer les organisateurs de la manifestation, un hold-up qu’il est important de dénoncer.

Notes

[1] Cf. « Le splendide isolement de la Turquie », par Wendy Kristianasen, Le Monde diplomatique, janvier 2015, en kiosques.

#NousSommesCharlie

Je sais, on voit ça partout et peut-être que ça en lasse déjà certains. Je peux comprendre. Mais pour ma part, je ne vais pas pouvoir passer outre, reprendre le cours des choses et faire comme si de rien n’était.

J’ai été bouleversée, choquée, terrifiée à l’idée qu’un dessin, un coup de crayon puisse provoquer un tel degré de barbarie. Pour moi, quoiqu’on puisse en penser, la France a toujours été un pays de libre-penseur et de parole libre et mon voeux le plus cher est qu’elle le reste.

Je suis libre-penseuse, sans dieu ni maître comme on dit, responsable de mes paroles et de mes actes et je refuse qu’on m’empêche de dire ce que je pense, ou de croire ce que je crois. Et lorsqu’il s’agit de journalistes, de dessinateurs de presse encore moins! Leurs dessins, leurs écrits ne sont pas là pour blesser même si parfois je conçois qu’ils puissent l’avoir été. Moi non plus, je n’ai pas toujours été d’accord avec leurs dessins, parfois même j’étais choquée et alors? Alors, je détourne mon regard, je tourne la page ou je n’achète pas le journal si la Une ne me plait pas ou justement parce qu’elle ne me plait pas, pour connaître leur version, leur vision des choses. Et c’est à ça que doit d’abord servir un dessin de presse: illustrer un propos, pousser au dialogue, ouvrir une brèche dans une pensée trop rigoureuse, amener à réfléchir.

Mais il est sûr que quand on ne dispose que de 2 neurones, un pour la kalach, l’autre pour le lance-roquette, il ne reste plus assez de cerveau pour se dire qu’au lieu de mettre le pays à genoux, ils vont faire se dresser la terre entière contre eux. Et tant pis si le GIPN le leur fait à la Mesrine! Moi perso, je suis d’accord!

Alors voilà, Daniel et moi, ensemble nous nous joignons à toutes les personnes qui se sentent concernées.

http://on0est0parti.com/2015/01/09/noussommescharlie/

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